Voici quelques conseils de pro ou comment jouer en tournoi de poker, sans avoir de probabilités de poker sous la main…

Comment jouer un tournoi de poker avec A à pique et 6 à carreau ?

Ce conseil de tournoi de poker est issu d’un réel tournoi sit and go. Nous n’avons pas les meilleurs cartes pour faire un all in poker, et nous jouons avant la SB : A de pique et 6 à carreau.

Quand on apprend comment jouer en début de tournoi de poker, nous apprenons que nous avons peu de chose en main, si ce n’est une carte quelconque et un As.

Au preflop la Small Blind enchérit à 110, et tous les joueurs de ce tournoi sit en go call. Nous ne sommes pas en stratégie de milieu de tournoi, mais il est pourtant à penser que certaines mains sont vides. En ce début de tournoi de poker, nous allons pourtant suivre à notre tour.

Premier conseil sit & go

Le flop sera 7 C 2C 10 T. Le premier conseil sit & go consiste à observer les signes au poker. En l’occurrence, les seuls signes seront le check de chaque joueur. Cela est peu, mais cela confirme que certaines mains sont vides, et qu’au moins nous pouvons avoir une paire avec le turn.

Nous voici donc devant un premier objectif du poker : être dans les places payées. Cet objectif n’est jamais à perdre de vue, aussi nous devons au mieux gagner chaque donne, au pire ne pas en perdre. Pour se motiver, nous allons nous poser sans cesse la question suivante : « comment joue Elky dans cette situation » ! Nous faisons comme lui avec un check également, jouons la sécurité jusqu’au turn.

Comment jouer en tournoi de poker sans paire ?

Comment jouer en tournoi de poker sans paire alors que le 10 de carreau tombe ? Nous avons 3 carreaux sur le tapis, et le quatrième en main.

Nous voilà donc en milieu de tournoi de poker, et nous savons maintenant que nous pouvons jouer gros s’il le faut puisque les autres joueurs n’ont rien, à l’exception sans doute de la Small Blind.

La Small Blind raise à 260. Tous les joueurs fold. Dans ce tournoi sit and go, nous voilà dans un situation des plus cruciales, ou notre stratégie est de perdre notre mise de 110 ou enchérir.

Peut-être la Small Blind a-t-elle une paire, voire deux. Il est évident au vu de son comportement qu’elle n’a pas un Brelan au 10. Et nous même nous n’avons pas les meilleures cartes pour faire un all in poker.

La tactique au poker, à ce stade, version kill Elky, est le all in. Car si la Small Blind n’a pas de brelan, tout au plus sa main est une paire, voire deux paires. A la réflexion, elle ne peut avoir deux paires… A moins qu’elle ne tente la Highest Card. Faisons à l’identique…

All in : conseil poker

Un all in est le conseil de poker à suivre en cette circonstance. Ce que nous faisons. Une paire ne suffit pas pour faire un tapis, mais la Small Blind est obligée de suivre bien évidement. La proba chance+poker est ici la seule qui nous est accessible !

Les probabilités au poker avec notre main, sont faibles. Mais nous avons promis de ne pas aborder les probabilités au poker dans cet article… Poursuivons jusqu’à la River.

La river laisse apparaître un 2 de Carreau

Nous voilà donc avec une chance de couleur, le Flush… La Small Blind dispose de KA à cœur, nous avons de la chance, mais nous avons bien joué !

Nous venons de contrer un joueur agressif, comme lors d’un fameux duel d’Elky à Monaco…

Derniers conseils sit&go

Nos derniers conseils sit&go résument cette partie, ou comment jouer un tournoi sans main formidable au commencement. Finalement, le conseil quand faire tapis au poker est simple : tout d’abord supposer une main pessimiste dans les enchères, supposer que la Small Blind n’avait pas de paire en début de tournoi.

Les stratégies au poker sit and go sont multiples. Celle-ci semble toutefois la plus accessible que ce soit en début de tournoi comme en fin de tournoi, du preflop à la river !

Les différents types de joueurs et comment les surpasser

En observant les gens pendant les vrais tournois et aussi (mais dans une moindre mesure) en ligne, j’ai essayé de classer les différents types de joueurs en fonction de leur comportement, de leurs forces et leurs faiblesses. Pour chaque type, je vous donne également quelques conseils qui vous permettront d’être plus efficace en jouant contre eux.

Les « réfléchis »

Ceux-là passent leur temps à analyser la table et les autres joueurs. Ils ont lu pas mal de littérature sur le sujet, pensent avoir un QI bien supérieur à la moyenne et sont persuadés qu’avec une méthode rigoureuse ils peuvent être gagnants à moyen-long terme. Le problème c’est que ce sont des joueurs occasionnels et il leur manque donc l’expérience. Ils vont essayer d’appliquer les différentes techniques que l’on peut trouver dans les livres et sur Internet, mais les résultats sont généralement moyennement rassurants.

Comportement : plutôt prudents dans leur jeu, les « réfléchis » misent lorsqu’ils ont une belle main et préfèrent checker pour voir les cartes. Puisqu’ils ont beaucoup lu, attendez-vous à quelques bluffs de temps en temps pour « casser la routine » et « ne pas permettre aux autres joueurs de lire jeur jeu ».

Comment jouer contre eux : les « réfléchis » n’aiment pas les joueurs agressifs. Le meilleur moyen de s’en débarasser est de miser et de relancer. Bien sûr, à consommer avec modération et en cas de main correcte.

Les « bornés »

C’est mon type de joueur préféré, le plus simple à détecter et le plus facile à battre. Il existe deux types de « bornés » – les « bornés miseurs » et les « bornés calleurs ».

Comportement et comment jouer contre eux : les « bornés misuers » sont des joueurs très agressifs qui misent et relancent dans toute situation. Ils peuvent paraître difficiles à gérer, mais en réalité ne présentent pas beaucoup de complications. Il suffit juste de les suivre si vous avez une main correcte et d’éviter le conflit frontal si vous n’avez pas grand chose. Le bluff est inefficace contre eux. Je vous conseille également de lire l’article intitulé « jouer contre un adversaire agressif? ».
En ce qui concerne les « bornés calleurs », en début de round ou au turn ils décident si leur main mérite d’aller jusqu’au bout ou pas. Si c’est le cas, ils vont suivre toutes vos mises, sinon c’est check/fold. Encore une fois, ici le bluff ne servira à rien et assurez-vous que votre main peut au moins battre une paire de valets.

Les « frimeurs »

Les « frimeurs » vont chercher à attirer l’attention sur leur jeu. Je ne comprends pas très bien pourquoi, mais ces gens ne veulent faire que des « coups du siècle » ; la routine ne les intéresse pas. Bien qu’au final ils sont généralement perdants, ce sont ces gens-là qui peuvent vous coûter pas mal de nerfs, puisque ce sont eux qui sont capables de vous montrer un carré de 8 quand vous faites tapis avec un full-house. Le seul moyen de leur résister est de garder son calme et ne pas se laisser entraîner dans leur jeu.

Les « pros »

Si les trois premières catégories concernent en très grande majorité les amateurs, il ne faut pas oublier la présence de vrais pros aux différentes tables. Ce sont les joueurs qui passent beaucoup de temps, tous les jours, dans les playing rooms et disposent d’une expérience non négligeable dans l’art du poker.

Comportement : il est difficile de dégager un comportement typique pour les « pros », étant donné qu’ils ont tous un background différent. Cependant, je suis persuadé que leur expérience les oblige en quelque sorte de respecter certains codes et c’est là que se situe leur point faible.

Comment jouer contre eux : comme dit précédemment, les « pros » respectent certains codes et il est possible de détecter les grandes lignes de leur comportement. Comment se comportent-ils en possession de pocket pairs ? Quelle est leur réaction face aux joueurs agressifs ou, au contraire, timides ? En passant du temps à leur table, il est possible de décrypter certaines choses, ce qui vous permettra d’être plus efficace face à eux.

Jouer contre un adversaire agressif

Ils sont très nombreux dans les débuts de freerolls et de tournois à faible mise d’entrée, ainsi que sur les tables où l’on joue des petites sommes. Ils sont également présents dans des tournois et des tables plus importants. On les reconnaît facilement grâce à leur tactique quasiment constante, qui peut énerver et déstabiliser un joueur débutant. En effet, ce dernier peut croire qu’un joueur agressif ne le laisse pas jouer… Que fait-il au juste, ce joueur agressif? On pourrait le caractériser par le comportement suivant:

  • Régulièrement, il mise et relance pre-flop.
  • Après le flop, il assure la continuation bet.
  • Il aime bien le check-raise.
  • Il n’hésite pas à faire tapis pour dissuader un joueur de le suivre et vole ainsi blindes.

En réalité, il n’y a aucune raison pour être déstabilisé. Ces joueurs, tout comme l’animal que j’ai choisi pour illustrer cet article, disposent d’un QI assez bas et sont parfaitement prévisibles. Leur tactique peut marcher pendant un petit moment (il n’est pas rare de les voir voler les blindes et remporter la majorité des pots pendant une vingtaine de mains), mais, généralement, ils finissent par tomber sur quelqu’un capable de les éliminer. Pourquoi pas vous ?

Pour contrer les agressifs, une valeur clé : la patience. En effet, il va falloir attendre le bon moment pour contre-attaquer. Pour ne pas perdre beaucoup de jetons en attendant ce bon moment (lire : une bonne main), il ne faut surtout pas céder à la pression de l’adversaire et de ne pas jouer son jeu, à savoir relancer à gogo. En attendant, il faut être très attentif et observer les mains de l’adversaire – est-ce qu’il y a des combinaisons qu’il privilégie ? Y a-t-il, au contraire, des mains où il ne suit pas ? Joue-t-il différemment s’il a une bonne ou une mauvaise main ? Etre en possession de ces éléments est très important pour être efficace le moment venu.

Enfin, une bonne main est arrivée, que faire ? Si l’adversaire joue (relance) avant vous, vous pouvez soit relancer directement, soit attendre le flop pour rétorquer. Utilisez la technique de check-raise contre lui. Si la main est vraiment bonne, faites tapis.

Si vous avez bien observé votre adversaire, vous avez de fortes chances de le voir sortir de la table sans un kopek. Il aura peut-être dominé le jeu pendant une heure, mais 2-3 contre-attaques suffisent largement pour le faire saigner. Le défaut le plus important de ces joueurs est leur prédictibilité – chacun est capable de prévoir leur prochain move avec 90% de certitude, ayant observé leur jeu pendant quelques dizaines de minutes. Faites attention à ne pas tomber dans la routine et devenir également un joueur type ! (par exemple, un joueur qui ne fait qu’attendre « pocket aces ») Il faut savoir qu’il existe des méthodes comme celle décrite ci-dessus pour chaque catégorie de joueurs…

Raise et Re-Raise pre-flop - pensez-y!

D’abord, définissons le concept – il s’agit des relances et des re-relances avant d’avoir vu le flop. Ces dernières semaines, j’ai essayé de voir comment mes gains évolueraient si je faisais plus souvent ce genre de relances et, à ma grande satisfaction, j’ai remarqué une progression positive nette. C’est pour cette raison que je voudrais partager les fondements de cette tactique avec vous, mes chers lecteurs.

Re-raise – oui, mais avec quoi?

Généralement, la majorité des joueurs vont relancer pre-flop en possession d’une grosse pocket paire, telle que AA, KK, QQ ou même les plus petites paires comme 77. Non seulement cette stratégie est plutôt lisible, mais il faut absolument considérer d’autres mains pour oser les relances. Personnellement, j’ai tendance à relancer avec les combinaisons telles que Q+/8+, surtout si les cartes sont de même couleur. Exemples : K10, Q9, AJ… Cependant, je limite mes relances avec les petites pocket paires, en d’autres mots avec tout ce qui est plut petit que JJ (je vous invite à lire cet article entièrement dédié à cette main).

…et ensuite?

Une fois que vous avez relancé, il est important de faire la continuation bet, c’est-à-dire miser quand le flop arrive. Cette mise, il faut la faire dans tous les cas, même si vous n’avez rien touché au flop. Quand le turn est dévoilé, par contre, à vous de voir comment jouer – si vous n’avez pas grand chose, il est souvent plus judicieux de se coucher.

Des exemples?

L’introduction ci-dessus est un peu abstraite et semble ne pas apporter beaucoup de matière. Cependant, avec les quelques exemples qui suivront vous allez comprendre pourquoi il est intéressant d’effectuer ces re-raises pre-flop.

Imaginons que vous avez K-10 et votre adversaire un paire de 9. Vous relancez 3 fois la mise pre-flop, il suit. Ensuite, trois possibilités sur le flop – soit vous touchez un K ou un 10, soit vous ne touchez rien, soit l’adversaire touche un 9. Dans les deux premiers cas, après une continuation bet, l’adversaire se couche. Dans le troisième cas, si l’adversaire relance, vous pouvez supposer qu’il a un brelan et dans ce cas-là il vaut mieux se coucher. L’idée que je veux transmettre ici c’est qu’en gros, vous gagnez 2 fois sur 3, ce qui est plutôt pas mal. Statistiquement, c’est exactement ce que j’avais constaté pendant les 2 semaines de test – en relançant pre-flop avec les mains répondant à des critères évoqués précédemment, je gagnais globalement 2 fois sur 3 quand le flop était ouvert, sans compter les fois où je volais les blindes pre-flop.

Pot Odds

La dernière fois, nous avons vu comment calculer les outs, c’est-à-dire les chances que l’on a de voir sortir les cartes qui améliorent considérablement notre jeu. Je vous préviens tout de suite que la maîtrise de ce concept est un pré-requis absolument nécessaire afin de comprendre et d’appliquer les pot odds.

D’abord, posons le cadre théorique: dans le concept des pot odds, que l’on peut traduire en français comme « ratio du coût du call sur la taille du pot », il s’agit d’abord de calculer ce ratio puis le comparer aux chances d’améliorer sa main, afin d’obtenir l’espérance du gain sur le long terme. Cela paraît compliqué, et dans certains cas c’est effectivement compliqué, mais si vous êtes dans le jeu pour longtemps, il va falloir apprendre ces pratiques.

Nous allons nous baser sur le même exemple: nous avons 3 et Q de trèfles. Flop: J de trèfles, 7 de coeurs, 6 de trèfles. Il y a 100 € dans le pot et l’adversaire mise 30 €. Doit-on suivre?

D’abord, calculons ce que l’on appelle les pot odds. Grosso modo, c’est le rapport entre le coût de suivre (30 €) et la taille totale du pot (100 € + 30 €). Ce qui fait, dans notre exemple, 30/130 = 23,1%. Or, nous l’avons déjà calculé, les chances de toucher une couleur avoisinent les 35%. Comparons les deux pourcentages – 35% > 23,1%, nous devons donc suivre, n’est-ce pas? Malheureusement, ce n’est pas si simple que cela. Nous avons complètement oublié qu’après le flop, nous allons de nouveau devoir miser pour suivre après la turn et après la river. C’est donc aux chances de toucher la couleur à la turn uniquement qu’il faut comparer les pot odds; dans notre exemple nous avons 19,5% de chances d’obtenir la couleur à la turn. Verdict : il vaut mieux se coucher.

Avant de finir, expliquons ce que ces chiffres signifient exactement. Nous avons : pot odds = 23,1%, chances d’améliorer le jeu = 19,5%, pot = 130 €, mise = 30 €. En français, ça donne : nous dépensons 30 euros pour participer à un jeu qui rapporte 130 euros, avec une chance de gagner de 19,5%, ce qui veut dire que l’on gagne en moyenne 25,35 euros. Puisque ce montant est inférieur à la mise de 30 euros, il s’agit là d’un jeu non profitable.

J’espère que j’ai pu rendre ce concept de pot odds un peu plus clair. Avant de clôturer ce post, une seule remarque : afin de maîtriser cette technique, il ne faut pas forcément être très fort en mathématiques. Une fois la logique comprise, tout viendra avec la pratique.

Les probabilités au poker

Certains disent que le poker est un jeu de chance mais, si on a suivi au moins quelques cours de mathématiques dans la vie on sait que pratiquement tout est modélisable mathématiquement. Notre jeu favori n’est pas une exception – à tout moment, il est possible de calculer les chances de gagner ou, si on veut être complètement rigoureux, les chances d’améliorer sa main. Cet article vous permettra de mieux cerner le calcul des probabilités dans le poker et avoir une première estimation de vos chances de gagner, qu’il faudra ensuite coupler avec la somme en jeu (concept des pot odds).

Une probabilité, par définition, est le rapport de tous les évènements favorables sur l’ensemble des évènements. C’est ce qu’on va apprendre à calculer aujourd’hui. Pour ce faire, on va prendre un exemple simple: imaginons que nous avons 3 et Q de trèfles. Flop: J de trèfles, 7 de coeurs, 6 de trèfles. Quelle est la probabilité d’avoir une couleur au turn? A la river? Au turn ou à la river? On dirait un énoncé d’un exercice de mathématiques de 1ère S, mais on est bel et bien dans un jeu de poker.

Premièrement, il nous faudra déterminer le nombre d’évènements favorables. Un évènement favorable, ici, est n’importe quel trèfle. Généralement, on ne considère pas les cartes qui améliorent notre jeu (on les appelle les outs) dans une moindre mesure, ici les Q ou les 3 – non seulement on n’est pas du tout sûr de gagner avec une paire de 3, mais cela complique considérablement les calculs. Un trèfle, donc. Il y a 13 trèfles au total dans le jeu, dont 2 dans notre main et 2 sur la table. Il en reste ainsi 9 qui peuvent théoriquement sortir. Le nombre total des cartes (attention, on ne comptabilise pas les cartes détenues par les adversaires) non-connues est égal à 52 – 2 (notre main) – 3 (flop) = 47. On en déduit la probabilité d’avoir un trèfle au turn: 9/47=19.1% de chances.

On fait pareil pour calculer la probabilité d’avoir un trèfle à la river si l’on n’en a pas eu un au turn: 9 (il reste toujours 9 trèfles) / 46 (la carte du turn est connue) = 19.5% de chances, on n’est pas beaucoup mieux. Maintenant, déterminons la probabilité d’avoir un trèfle au turn ou à la rivière. En creusant un peu la mémoire, on sort la propriété suivante: la probabilité d’une union est égale à la somme des probabilités moins la probabilité de l’intersection. Ce qui nous donne: probabilité d’avoir un trèfle au turn ou à la river = probabilité d’avoir un trèfle au turn + probabilité d’avoir un trèfle à la river – probabilité d’avoir un trèfle au turn et à la river. Numériquement: P = 9/47 + 9/46 – (9/47 * 9/46) = 35%. Voilà, en gros on a un peu plus d’un tiers de chances de toucher notre couleur. On exprime généralement cette probabilité sous forme de odds : 35% <=> 1/3 <=> 2:1 (en français – trente-cinq pour cent de chances de gagner, ce qui représente une chance sur trois de gagner, ce qui représente deux chances contre une).

Vous allez me dire, c’est bien beau mais je n’ai pas vraiment le temps de calculer tout ça dans le jeu et si je sors une calculatrice on risque de me regarder bizarrement ! Pas faux, mais il faut aussi savoir que les probabilités sont toujours les mêmes et il n’y a pas des centaines de cas possibles. Il s’agit tout simplement de les apprendre par coeur en pratiquant lors des tournois en ligne, par exemple. Vous allez voir que cela se retient très facilement. A vos calculettes donc, rendez-vous très bientôt pour voir comment utiliser ces probabilités dans la pratique!

Poker Tells

Texas Hold’em n’est pas un simple jeu de cartes, c’est une compétition qui permet de voir qui est le meilleur observateur – on peut être sûr que certain Sherlock Holmes serait aurait pu gagner le WSOP. Non seulement il faut savoir lire le jeu des autres, mais il est indispensable de cacher le sien.

Cet article traite des « poker tells », ces signes qui permettent de deviner la main de l’adversaire. On peut les classer en trois catégories, en fonction des mains qu’ils indiquent – main forte, main faible et main incomplète.

J’ai une main forte !

  • Quelques signes purement physiques : mes mains tremblent un peu, je respire plus rapidement, je peux même voir deux ou trois gouttes de sueur apparaître sur mon front.
  • Je suis trop prudent – je ne mise pas gros pour ne pas effrayer mes adversaires et prendre le gros pot.
  • Je peux essayer de persuader mes adversaires que j’ai une mauvaise main en soupirant quelque chose comme « Mais c’est quoi ces cartes ?! » ou « Encore une mauvaise main, y en a marre… » – bien sûr, ces choses-là arrivent rarement lors de tournois sérieux, mais en jouant entre amis on peut avoir affaire à cela.
  • J’allume une cigarette ou je bois une gorgée – lorsqu’on ne veut pas faire lever le joueur en face, je sens le besoin d’occuper mes mains avec quelque chose.

J’ai une main faible !

  • Lorsque je bluffe avec une main très faible, j’ai parfois tendance à rougir – ce signe peut me trahir.
  • J’évite de regarder les autres joueurs dans les yeux, parce que je risque de ne pas pouvoir retenir un sourire. Certains joueurs, au contraire, fixent longuement leurs adversaires en bluffant afin de leur mettre la pression et les forcer à se coucher.

J’ai une main incomplète !

Quand il me manque une carte pour compléter une combinaison (généralement il s’agit d’un flush ou un straight), je vérifie plusieurs fois mes cartes lorsque le flop arrive. Je mets également plus de temps que d’habitude avant de prendre une décision de miser.

Règles générales

Les signes ci-dessus mis à part, il faut observer attentivement le comportement des autres sur une dizaine de mains afin de dégager des modèles – certains ont un jeu tellement évident qu’on peut déterminer avec certitude leurs mains.

Ainsi, si un joueur très « tight », qui ne mise jamais gros, commence à compter ses jetons pour une grosse mise ou un all-in, on peut s’attendre à une très bonne main.

Il est donc très important de varier son comportement tout le long de la partie pour ne pas permettre aux adversaires de deviner votre vraie stratégie.

JJ est une combinaison assez difficile à jouer. Un débutant a tendance à penser que JJ est une paire presque aussi bien que KK ou AA, mais en vérité c’est loin d’être le cas. En effet, très souvent il y aura une dame, un roi ou un as dans le flop (plus de 50% de chances) et là, il est difficile d’être en position dominante.

Notre but dans cette circonstance sera d’éliminer le maximum de joueurs possible en pre-flop sans pour autant mettre en jeu tout notre tapis. A condition qu’on ne soit pas au tout début du tournoi (où les tapis sont assez importants par rapport aux blinds), il est judicieux de miser 3 fois la big blind pre-flop. Si certains joueurs réagissent en relançant plus de 5 fois la BB, il vaut mieux laisser tomber cette main car le pot devient beaucoup trop grand.

Sur le flop, si toutes les cartes sont en-dessous des valets, une relance (« continuation bet« ) d’un montant moyen a pas mal de chances de rafler le pot. Si, au contraire, le flop montre Q, K ou A et votre adversaire joue agressif, soyez prudent et couchez votre paire de valets.

JJ est une paire qui paraît premium mais qui ne l’est pas en réalité. Eliminez le max des adversaires dès le début et agissez en fonction du flop.

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