Voici quelques conseils de pro ou comment jouer en tournoi de poker, sans avoir de probabilités de poker sous la main…

Comment jouer un tournoi de poker avec A à pique et 6 à carreau ?

Ce conseil de tournoi de poker est issu d’un réel tournoi sit and go. Nous n’avons pas les meilleurs cartes pour faire un all in poker, et nous jouons avant la SB : A de pique et 6 à carreau.

Quand on apprend comment jouer en début de tournoi de poker, nous apprenons que nous avons peu de chose en main, si ce n’est une carte quelconque et un As.

Au preflop la Small Blind enchérit à 110, et tous les joueurs de ce tournoi sit en go call. Nous ne sommes pas en stratégie de milieu de tournoi, mais il est pourtant à penser que certaines mains sont vides. En ce début de tournoi de poker, nous allons pourtant suivre à notre tour.

Premier conseil sit & go

Le flop sera 7 C 2C 10 T. Le premier conseil sit & go consiste à observer les signes au poker. En l’occurrence, les seuls signes seront le check de chaque joueur. Cela est peu, mais cela confirme que certaines mains sont vides, et qu’au moins nous pouvons avoir une paire avec le turn.

Nous voici donc devant un premier objectif du poker : être dans les places payées. Cet objectif n’est jamais à perdre de vue, aussi nous devons au mieux gagner chaque donne, au pire ne pas en perdre. Pour se motiver, nous allons nous poser sans cesse la question suivante : « comment joue Elky dans cette situation » ! Nous faisons comme lui avec un check également, jouons la sécurité jusqu’au turn.

Comment jouer en tournoi de poker sans paire ?

Comment jouer en tournoi de poker sans paire alors que le 10 de carreau tombe ? Nous avons 3 carreaux sur le tapis, et le quatrième en main.

Nous voilà donc en milieu de tournoi de poker, et nous savons maintenant que nous pouvons jouer gros s’il le faut puisque les autres joueurs n’ont rien, à l’exception sans doute de la Small Blind.

La Small Blind raise à 260. Tous les joueurs fold. Dans ce tournoi sit and go, nous voilà dans un situation des plus cruciales, ou notre stratégie est de perdre notre mise de 110 ou enchérir.

Peut-être la Small Blind a-t-elle une paire, voire deux. Il est évident au vu de son comportement qu’elle n’a pas un Brelan au 10. Et nous même nous n’avons pas les meilleures cartes pour faire un all in poker.

La tactique au poker, à ce stade, version kill Elky, est le all in. Car si la Small Blind n’a pas de brelan, tout au plus sa main est une paire, voire deux paires. A la réflexion, elle ne peut avoir deux paires… A moins qu’elle ne tente la Highest Card. Faisons à l’identique…

All in : conseil poker

Un all in est le conseil de poker à suivre en cette circonstance. Ce que nous faisons. Une paire ne suffit pas pour faire un tapis, mais la Small Blind est obligée de suivre bien évidement. La proba chance+poker est ici la seule qui nous est accessible !

Les probabilités au poker avec notre main, sont faibles. Mais nous avons promis de ne pas aborder les probabilités au poker dans cet article… Poursuivons jusqu’à la River.

La river laisse apparaître un 2 de Carreau

Nous voilà donc avec une chance de couleur, le Flush… La Small Blind dispose de KA à cœur, nous avons de la chance, mais nous avons bien joué !

Nous venons de contrer un joueur agressif, comme lors d’un fameux duel d’Elky à Monaco…

Derniers conseils sit&go

Nos derniers conseils sit&go résument cette partie, ou comment jouer un tournoi sans main formidable au commencement. Finalement, le conseil quand faire tapis au poker est simple : tout d’abord supposer une main pessimiste dans les enchères, supposer que la Small Blind n’avait pas de paire en début de tournoi.

Les stratégies au poker sit and go sont multiples. Celle-ci semble toutefois la plus accessible que ce soit en début de tournoi comme en fin de tournoi, du preflop à la river !

Les différents types de joueurs et comment les surpasser

En observant les gens pendant les vrais tournois et aussi (mais dans une moindre mesure) en ligne, j’ai essayé de classer les différents types de joueurs en fonction de leur comportement, de leurs forces et leurs faiblesses. Pour chaque type, je vous donne également quelques conseils qui vous permettront d’être plus efficace en jouant contre eux.

Les « réfléchis »

Ceux-là passent leur temps à analyser la table et les autres joueurs. Ils ont lu pas mal de littérature sur le sujet, pensent avoir un QI bien supérieur à la moyenne et sont persuadés qu’avec une méthode rigoureuse ils peuvent être gagnants à moyen-long terme. Le problème c’est que ce sont des joueurs occasionnels et il leur manque donc l’expérience. Ils vont essayer d’appliquer les différentes techniques que l’on peut trouver dans les livres et sur Internet, mais les résultats sont généralement moyennement rassurants.

Comportement : plutôt prudents dans leur jeu, les « réfléchis » misent lorsqu’ils ont une belle main et préfèrent checker pour voir les cartes. Puisqu’ils ont beaucoup lu, attendez-vous à quelques bluffs de temps en temps pour « casser la routine » et « ne pas permettre aux autres joueurs de lire jeur jeu ».

Comment jouer contre eux : les « réfléchis » n’aiment pas les joueurs agressifs. Le meilleur moyen de s’en débarasser est de miser et de relancer. Bien sûr, à consommer avec modération et en cas de main correcte.

Les « bornés »

C’est mon type de joueur préféré, le plus simple à détecter et le plus facile à battre. Il existe deux types de « bornés » – les « bornés miseurs » et les « bornés calleurs ».

Comportement et comment jouer contre eux : les « bornés misuers » sont des joueurs très agressifs qui misent et relancent dans toute situation. Ils peuvent paraître difficiles à gérer, mais en réalité ne présentent pas beaucoup de complications. Il suffit juste de les suivre si vous avez une main correcte et d’éviter le conflit frontal si vous n’avez pas grand chose. Le bluff est inefficace contre eux. Je vous conseille également de lire l’article intitulé « jouer contre un adversaire agressif? ».
En ce qui concerne les « bornés calleurs », en début de round ou au turn ils décident si leur main mérite d’aller jusqu’au bout ou pas. Si c’est le cas, ils vont suivre toutes vos mises, sinon c’est check/fold. Encore une fois, ici le bluff ne servira à rien et assurez-vous que votre main peut au moins battre une paire de valets.

Les « frimeurs »

Les « frimeurs » vont chercher à attirer l’attention sur leur jeu. Je ne comprends pas très bien pourquoi, mais ces gens ne veulent faire que des « coups du siècle » ; la routine ne les intéresse pas. Bien qu’au final ils sont généralement perdants, ce sont ces gens-là qui peuvent vous coûter pas mal de nerfs, puisque ce sont eux qui sont capables de vous montrer un carré de 8 quand vous faites tapis avec un full-house. Le seul moyen de leur résister est de garder son calme et ne pas se laisser entraîner dans leur jeu.

Les « pros »

Si les trois premières catégories concernent en très grande majorité les amateurs, il ne faut pas oublier la présence de vrais pros aux différentes tables. Ce sont les joueurs qui passent beaucoup de temps, tous les jours, dans les playing rooms et disposent d’une expérience non négligeable dans l’art du poker.

Comportement : il est difficile de dégager un comportement typique pour les « pros », étant donné qu’ils ont tous un background différent. Cependant, je suis persuadé que leur expérience les oblige en quelque sorte de respecter certains codes et c’est là que se situe leur point faible.

Comment jouer contre eux : comme dit précédemment, les « pros » respectent certains codes et il est possible de détecter les grandes lignes de leur comportement. Comment se comportent-ils en possession de pocket pairs ? Quelle est leur réaction face aux joueurs agressifs ou, au contraire, timides ? En passant du temps à leur table, il est possible de décrypter certaines choses, ce qui vous permettra d’être plus efficace face à eux.

Les choses à garder en tête pendant le jeu

Au poker, les débutants jouent contre les cartes, alors que les pros jouent contre leurs adversaires. Je m’explique : très souvent, les joueurs, surtout ceux qui commencent, se concentrent sur leurs mains et sur les cartes présentes sur la table. Ils s’excitent quand ils touchent une combinaison qui leur paraît importante. Les blindes, les relances, les all-in sont secondaires. Or, ce type de jeu n’inclut qu’une partie du poker. Il est certes suffisant pour être plus ou moins compétitif, mais pour atteindre un autre niveau, il faut intégrer d’autres données dans son jeu.

Nombre d’adversaires

Premièrement, le nombre d’adversaires est très important. Cela englobe le nombre de joueurs à une table à un moment donné, mais également le nombre de joueurs ayant suivi pre-flop. Pourquoi est-ce important ? D’abord, quelle est la différence entre jouer à une table de 4 (peu d’adversaires – short-handed) et une table de 8 (beaucoup d’adversaires – full-ring) ? Pour celui qui joue contre les cartes, aucune. Cependant, un bon joueur saura que certaines mains ont plus ou moins de valeur selon le nombre de joueurs à une table. Par exemple, les mains hautes (A/K + X) ont plus de valeur en poker short-handed, tandis que les mains « à tirage » (celles avec lesquelles on peut espérer toucher une suite ou une couleur) en ont moins. D’ailleurs, cela mérite peut-être un article dédié…

L’image des adversaires

Un joueur intelligent est un joueur qui observe et qui prend des notes. Au bout d’une dizaine de mains, il peut ainsi évaluer l’agressivité d’un joueur et formuler une hypothèse sur sa main en fonction de son comportement. Il suffit ensuite d’adapter son propre jeu à cette hypothèse pour augmenter significativement ses chances de succès.

Votre propre image

Bien évidemment, les adversaires ne dorment pas et vous observent également. Ils essaient de vous coller une étiquette, il faut en profiter. Au moment opportun, changez brusquement de tactique pour surprendre vos adversaires. A utiliser avec modération.

La taille du pot

…comparativement à la taille de votre tapis. Calculez combien cela va vous coûter pour suivre et combien vous pouvez espérer en tirer. Un petit calcul de probabilités s’impose. Pensez également au concept du M.

Anticipez les cartes qui vont sortir

Réfléchissez à ce que vous allez faire si telle ou telle carte sort au flop / turn / river. Cela peut être bénéfique pour 2 raisons : d’une part, vous pourrez savoir si ça vaut le coup de suivre dès le début et, d’autre part, votre temps de réflexion sera uniforme et vous ne trahirez pas votre intention.

Jouer contre un adversaire agressif

Ils sont très nombreux dans les débuts de freerolls et de tournois à faible mise d’entrée, ainsi que sur les tables où l’on joue des petites sommes. Ils sont également présents dans des tournois et des tables plus importants. On les reconnaît facilement grâce à leur tactique quasiment constante, qui peut énerver et déstabiliser un joueur débutant. En effet, ce dernier peut croire qu’un joueur agressif ne le laisse pas jouer… Que fait-il au juste, ce joueur agressif? On pourrait le caractériser par le comportement suivant:

  • Régulièrement, il mise et relance pre-flop.
  • Après le flop, il assure la continuation bet.
  • Il aime bien le check-raise.
  • Il n’hésite pas à faire tapis pour dissuader un joueur de le suivre et vole ainsi blindes.

En réalité, il n’y a aucune raison pour être déstabilisé. Ces joueurs, tout comme l’animal que j’ai choisi pour illustrer cet article, disposent d’un QI assez bas et sont parfaitement prévisibles. Leur tactique peut marcher pendant un petit moment (il n’est pas rare de les voir voler les blindes et remporter la majorité des pots pendant une vingtaine de mains), mais, généralement, ils finissent par tomber sur quelqu’un capable de les éliminer. Pourquoi pas vous ?

Pour contrer les agressifs, une valeur clé : la patience. En effet, il va falloir attendre le bon moment pour contre-attaquer. Pour ne pas perdre beaucoup de jetons en attendant ce bon moment (lire : une bonne main), il ne faut surtout pas céder à la pression de l’adversaire et de ne pas jouer son jeu, à savoir relancer à gogo. En attendant, il faut être très attentif et observer les mains de l’adversaire – est-ce qu’il y a des combinaisons qu’il privilégie ? Y a-t-il, au contraire, des mains où il ne suit pas ? Joue-t-il différemment s’il a une bonne ou une mauvaise main ? Etre en possession de ces éléments est très important pour être efficace le moment venu.

Enfin, une bonne main est arrivée, que faire ? Si l’adversaire joue (relance) avant vous, vous pouvez soit relancer directement, soit attendre le flop pour rétorquer. Utilisez la technique de check-raise contre lui. Si la main est vraiment bonne, faites tapis.

Si vous avez bien observé votre adversaire, vous avez de fortes chances de le voir sortir de la table sans un kopek. Il aura peut-être dominé le jeu pendant une heure, mais 2-3 contre-attaques suffisent largement pour le faire saigner. Le défaut le plus important de ces joueurs est leur prédictibilité – chacun est capable de prévoir leur prochain move avec 90% de certitude, ayant observé leur jeu pendant quelques dizaines de minutes. Faites attention à ne pas tomber dans la routine et devenir également un joueur type ! (par exemple, un joueur qui ne fait qu’attendre « pocket aces ») Il faut savoir qu’il existe des méthodes comme celle décrite ci-dessus pour chaque catégorie de joueurs…

Les pires mains pour commencer

Nous savons tous que AA ou KK c’est plutôt bien comme main. Nous avons également vu comment jouer d’autres mains, telles que KJ ou JJ, qui peuvent paraître prometteuses mais avec lesquelles il faudra faire très attention. Le souci, c’est que souvent, pendant le jeu, on assiste à des périodes card-dead, lorsqu’il n’y a littéralement rien d’intéressant qui tombe. Dans ces situations-là, au bout d’un moment on est très tenté de jouer avec n’importe quoi, perdant la mise.

Cet article a pour objectif de recenser les pires mains possibles, celles avec lesquelles il y a vraiment peu de chances de l’emporter. Bien sûr, un full house pourra toujours sortir mais, soyons francs, les chances de cet évènement sont très limitées ; nous ne les prendrons pas en compte. Voici donc le palmarès :

Un 2 et un 6

Très, très moyen. Vous pouvez espérer toucher un straight (3, 4 et 5 au flop), mais il suffit qu’un adversaire ait un 7 pour vous battre. Sinon, ces deux cartes sont tout simplement trop petites pour battre quoi que ce soit.

Un 2 et un 7/8

C’est encore pire – pas de possibilité de straight cette fois-ci et, comme d’ailleurs dans le cas précédent, un flush n’est généralement pas gagnant s’il y a un autre joueur avec cette combinaison. Baptisée hummer, cette main est regardée comme la pire possible.

Un 2/3/4 et un 9

Un peu mieux, cependant, pas de quoi sauter au plafond. Pas de straight possible. Un 9 peut être battu par 10, J, Q, K, A… En plus, avec un tel kicker, vous avez peu de chances de gagner contre un heureux propriétaire d’une autre paire de 9.

Un 3 et un 7/8

Normalement, les seules mains que celle-là est capable de battre ont déjà été évoquées dans cet article… Passez votre chemin!

Voilà, ce sont les mains avec lesquelles je conseille de vous coucher tout de suite. Je ne les joue que très rarement, et ce, juste pour tromper les adversaires.

Dites non au checkAujourd’hui, on va le faire en mode short & sweet, une seule idée forte dans un article concis. Cet article s’adresse plus aux débutants, mais je suis quasiment certain que ceux d’entre vous qui se croient à un niveau intermédiaire trouveront ceci utile. Même si je classe cet article dans « stratégies », il s’agit plus d’une conviction, d’une règle qu’il vaut mieux toujours garder en tête.

Le check est un coup légitime dans le poker. Cependant, si vous comparez une table où la mise de base est de 10 centimes à des tournois internationaux, vous allez vite vous rendre compte que le pourcentage des checks est bien plus faible dans le second cas. Pourquoi? Parce que les forts ne checkent (presque) pas.

En effet, au lieu de se concentrer sur leurs propres cartes, ils jouent également les cartes de l’adversaire et c’est pour ça qu’ils sont bons puisque, on le sait, au poker on ne peut pas uniquement compter sur sa propre chance – elle est toujours sujette aux bad beats.

Maintenant, le temps des exemples et illustrations est venu, afin de vous prouver pourquoi il est préférable d’éviter au maximum les checks. Premier exemple : vous avez 10 carreaux et J piques. Le flop vient avec 9 piques, 3 carreaux et K trèfles. Il reste deux adversaires et vous êtes le dernier à jouer. Ils checkent. Check ou bet ? A priori, si vous checkez vous allez voir le turn gratuitement, donc c’est plutôt pas mal – mais là, vous réflechissez par rapport à vos cartes uniquement! Il y a de fortes chances que les adversaires pensent pareil – ils ont également envie de voir le turn gratuitement parce qu’ils n’ont rien touché jusque-là. On va les empêcher de le faire en misant entre le tiers et la moitié du pot. Croyez-moi, le gain moyen de cette stratégie est largement positif.

Dans le deuxième exemple, nous allons parler des fameux « pièges-check ». Ce move consiste à checker avec une forte main pour tromper l’adversaire et le laisser croire qu’il peut gagner le tour. Je ne remets pas en cause l’utilité de cette stratégie, mais elle mérite d’être nuancée. Personnellement, je pense qu’elle peut s’avérer utile à partir d’un certain niveau de main. Pour moi, elle n’est appliquable que si on a au moins une couleur. Je m’explique – en tendant ce piège, on laisse l’adversaire se constituer une main qui pourrait éventuellement battre la vôtre… Une chose qui m’est déjà arrivée – j’ai commencé avec des pocket aces (AA) et il y avait encore un as au flop. Au turn, j’ai checké (le piège) pour découvrir qu’à la river l’adversaire faisait tapis avec une couleur que je n’avais pas vue venir…

J’espère que j’ai réussi à vous convaincre que le check n’est pas le meilleur move possible. Bien sûr, il peut (et doit) être utilisé en tant qu’un instrument pour contrôler la taille du pot, mais il est à mon avis préférable d’être légèrement plus agressif.

Raise et Re-Raise pre-flop - pensez-y!

D’abord, définissons le concept – il s’agit des relances et des re-relances avant d’avoir vu le flop. Ces dernières semaines, j’ai essayé de voir comment mes gains évolueraient si je faisais plus souvent ce genre de relances et, à ma grande satisfaction, j’ai remarqué une progression positive nette. C’est pour cette raison que je voudrais partager les fondements de cette tactique avec vous, mes chers lecteurs.

Re-raise – oui, mais avec quoi?

Généralement, la majorité des joueurs vont relancer pre-flop en possession d’une grosse pocket paire, telle que AA, KK, QQ ou même les plus petites paires comme 77. Non seulement cette stratégie est plutôt lisible, mais il faut absolument considérer d’autres mains pour oser les relances. Personnellement, j’ai tendance à relancer avec les combinaisons telles que Q+/8+, surtout si les cartes sont de même couleur. Exemples : K10, Q9, AJ… Cependant, je limite mes relances avec les petites pocket paires, en d’autres mots avec tout ce qui est plut petit que JJ (je vous invite à lire cet article entièrement dédié à cette main).

…et ensuite?

Une fois que vous avez relancé, il est important de faire la continuation bet, c’est-à-dire miser quand le flop arrive. Cette mise, il faut la faire dans tous les cas, même si vous n’avez rien touché au flop. Quand le turn est dévoilé, par contre, à vous de voir comment jouer – si vous n’avez pas grand chose, il est souvent plus judicieux de se coucher.

Des exemples?

L’introduction ci-dessus est un peu abstraite et semble ne pas apporter beaucoup de matière. Cependant, avec les quelques exemples qui suivront vous allez comprendre pourquoi il est intéressant d’effectuer ces re-raises pre-flop.

Imaginons que vous avez K-10 et votre adversaire un paire de 9. Vous relancez 3 fois la mise pre-flop, il suit. Ensuite, trois possibilités sur le flop – soit vous touchez un K ou un 10, soit vous ne touchez rien, soit l’adversaire touche un 9. Dans les deux premiers cas, après une continuation bet, l’adversaire se couche. Dans le troisième cas, si l’adversaire relance, vous pouvez supposer qu’il a un brelan et dans ce cas-là il vaut mieux se coucher. L’idée que je veux transmettre ici c’est qu’en gros, vous gagnez 2 fois sur 3, ce qui est plutôt pas mal. Statistiquement, c’est exactement ce que j’avais constaté pendant les 2 semaines de test – en relançant pre-flop avec les mains répondant à des critères évoqués précédemment, je gagnais globalement 2 fois sur 3 quand le flop était ouvert, sans compter les fois où je volais les blindes pre-flop.

Freeroll

« Freeroll à tout prix ». En effet, ce type de jeu est extrêmement populaire et on ne s’en étonne pas puisqu’on peut s’entraîner au poker, gratuitement, contre des joueurs généralement motivés (à la différence des free games) et avec une chance de toucher le jack-pot en bonus. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’un freeroll, il s’agit d’une partie de poker avec un grand nombre de joueurs où l’inscription est gratuite et il y a des prix réels pour les gagnants. Généralement, tout le monde commence avec 1500 jetons sur plusieurs tables de 10, puis le nombre de tables diminue avec les joueurs éliminés jusqu’à aboutir à une seule table finale.

Les freerolls sont, encore une fois, très prisés des débutants comme des joueurs avancés. Il n’est pas rare de voir les inscriptions clore quelques minutes après le début puisque le nombre maximal de joueurs est atteint. Heureusement, les freerolls ne manquent pas. La plupart des grandes poker rooms, comme Full Tilt ou Poker Stars, en font tous les jours. Cependant, il est peu pratique de surveiller les freerolls ayant ouvert une dizaine de fenêtres. Astuce – il y a un site qui répértorie les freerolls à venir. On recommande.

Une fois enregistré, il faut savoir jouer correctement ce tournoi très particulier. Avant de commencer, soyons francs: vos chances de gagner un freeroll sont très petits. Cependant, si vous le prenez sérieusement, non seulement vous êtes sûr d’améliorer votre jeu, mais vous pouvez atterrir sur la table finale et donc gagner de l’argent. Ci-dessous quelques conseils pour bien gérer votre jeu dans les freerolls.

Généralement, le plus amusant dans le freeroll c’est le début. Les joueurs sont frais, sur la table de 10 il y a au moins 5 personnes qui ne savent pas jouer et on peut avoir l’impression que la partie sera facile. Détrompez-vous. C’est là qu’il faut être le plus prudent possible. Beaucoup de personnes vont essayer de faire tapis avec des mains médiocres en suivant la stratégie (possible mais risquée) de gagner 2-3 tapis puis capitaliser sur les jetons amassés. Sachez donc que ceux qui font tapis n’ont pas forcément AA. Mais, attention, cela ne veux pas dire qu’il faut suivre! Au contraire, soyez conservatif et sortez le grand jeu si vous touchez AA ou KK; préférez jouer serré dans tous les autres cas. Pourquoi? Parce que c’est souvent une question de chance dans ces situations-là et vous ne voulez pas terminer le tournoi 5 minutes après le début.

Avec un peu de bol, vous avez survécu aux premières 15-25 minutes. Vous avez réalisé quelques beaux coups et beaucoup de joueurs (entre 1/3 et 1/2) ont été éliminés. Maintenant, c’est le marathon qui va commencer. Ajoutez un peu d’agressivité dans votre jeu, soyez imprévisible, c’est là qu’il faut montrer que vous êtes un bon joueur. A ce stade, il n’y a pas de tactique gagnante, inspirez-vous de nombreux conseils que vous pouvez trouver sur notre site. Prenez des pauses régulières, parce que c’est parti pour plusieurs heures.

Quand (et si) vous arrivez à la table finale, les blindes sont généralement très élevées. Si vous avez eu de la chance jusque là, vous avez un tapis imposant et pouvez vous permettre de voler les blindes et ainsi éliminer petit à petit les adversaires. Ne vous emportez pas et assurez-vous que vous avez quand même une main décente. Vous devez également être capable de prévoir la qualité des mains des autres joueurs en fonction de leur jeu antérieur – surveillez-les bien!

Si vous n’avez pas beaucoup de jetons, par contre, la tactique est simple. En fonction de votre M, attendez le bon coup et faites tapis. Si vous arrivez à gagner une ou deux fois, vous allez déstabiliser les « gros poissons » et il sera tout à fait possible d’inverser la tendance. Bonne chance!

KJ - une main à ne pas surestimer

Un joueur peu expérimenté est plutôt content lorsqu’il touche King-Jack. Bien sûr, il s’agit de deux têtes quand même, et pas n’importe lesquelles! On attend ainsi le flop avec confiance, ayant souvent misé une quantité non négligeable. Malheureusement, souvent c’est la désillusion. Tout comme une paire de valets, c’est une main très difficile à jouer, qui requiert beaucoup de prudence.

Pourquoi est-ce une main faible? Les risques de tomber sur un as sont trop importants. En effet, en cas d’absence de moindre paire, c’est l’adversaire montrant un as qui l’emportera. Si l’adversaire n’a pas d’as, alors vos chances de gagner sont quasiment égaux. Grosso modo, les chances sont de 60/40 entre un joueur ayant un as dans sa main et un joueur ne l’ayant pas.

Cette main peut devenir très puissante en cas de la présence sur la table de trois cartes magiques: Q, 10 et A. Dans ce cas-là, rares sont ceux qui penseront que vous avez KJ en votre possession. Ils vont plutôt tabler sur des paires impliquant 10 et Q (voire A) et ainsi sous-estimeront considérablement votre jeu. C’est à ce moment là qu’il y a possibilité de toucher un jack-pot. Dans tous les autres cas, sauf évidence (K, K et J sur la table…), évitez de mises de grandes sommes.

Pour bien vous montrer l’exemple de gros dégâts qui peuvent être causés par cette main, je vous présente une vidéo assez drôle, où le célèbre Tony Guoga ridiculise Ralph Perry devant les autres joueurs et les spectateurs. Cette vidéo montre aussi très bien la pression verbale qu’un joueur est capable de mettre sur son adversaire. C’est impressionnant.

Implied Odds

Bienvenue pour la suite de notre série d’articles sur les différentes probabilités dans le jeu de poker. Avant de commencer cet opus sur les « implied odds », je dois vous prévenir que la maîtrise du concept des pot odds est indispensable pour comprendre ce qui va suivre (même si je m’efforcerai de l’expliquer le plus clairement possible).

Les pot odds sont frais dans votre mémoire? Très bien, on continue. En fait, en préparant cet article, je me suis rendu compte que les implied odds ou les cotes implicites ne sont pas difficiles en soi. Cependant, il s’agit de quelque chose assez complexe à expliquer, puisque cette fois-ci nous allons moins nous appuyer sur les mathématiques que sur notre intuition.

Ainsi, la structure de cet article sera comme suit: nous définirons les cotes implicites, en donnerons deux exemples puis concluerons avec une explication de ces exemples. On est parti?

On parle de cotes implicites lorsque, au moment de considérer les pot odds, on se projette dans le futur en intégrant des données difficilement chiffrables sur les gains éventuels.

Comme toute bonne définition, celle-ci doit être complétée par quelques exemples, qui nous montreront les deux facettes des cotes implicites.

Imaginons d’abord que nous avons 4 de coeurs et 4 de trèfles dans la main. Flop: R de carreaux, 10 de piques et 7 de coeurs. Il y a 70 € dans le pot et il reste 4 joueurs contre vous. Le premier mise 10 €, le deuxième suit et maintenant c’est à vous. Quels sont les pot odds? Pot odds = 10 / (70+10+10) = 11,1%. Quelle est la probabilité de toucher un out, en d’autres termes un 4 au turn? 2 / 47 = 4,3%. Mathématiquement, tout paraît très clair, n’est-ce pas? 11,1% est nettement supérieur à 4,3%, donc on va tranquillement se coucher. Cependant, imaginez que vous toucher ce foutu 4 au turn ou à la river. Dans ce cas-là, il y a sûrement moyen de gagner pas mal d’argent puisque les autres ne s’attendent pas à ce genre de main (il y en a un avec une paire de rois qui voudra miser gros, un autre avec une double paire, etc.). Du coup, ce raisonnement augmente la taille du pot potentiel et réduit les pot odds qui se rapprochent de la probabilité de toucher une bonne carte… Il est donc judicieux de jouer.

Un autre exemple, un peu caricatural. Nous avons 3 de trèfles et 7 de piques. Flop: 10 de trèfles, Q de piques, 2 de trèfles. Turn: J de trèfles. Il y a 150 € dans le pot et votre (seul) adversaire mise 35 €. Pot odds? 35 / 185 = 18,9%. Probabilité de toucher une couleur? 9 trèfles restants / 46 cartes restantes = 19,6%. 19,6% > 18,9%, bingo? Pas trop, non. En effet, si un autre trèfle sort, il y a de fortes chances que l’adversaire ait un trèfle plus fort que notre 3 minable. Par ailleurs, si l’adversaire n’a pas de trèfle et il y en a 4 sur la table, il aura tendance à limiter la casse et sortir du jeu, donc le pot potentiel n’augmentera pas. Ici, les cotes implicites jouent dans l’autre sens et nous incitent à abandonner le jeu.

Résumons un peu ce que l’on vient de voir. Pour que les cotes implicites augmentent l’espérance du gain, il faut avoir une main imprévisible dans un jeu où il y a beaucoup de joueurs, ayant chacun beaucoup d’argent et des mains potentiellement fortes mais moins fortes que la vôtre. Au contraire, les cotes implicitent diminuent l’espérance du gain s’il reste peu de joueurs, leurs stacks sont très limités et il y a présence sur la table d’une main qui bat la vôtre (par exemple 4 coeurs sur la table quand vous attendez une suite).

Pour utiliser le concept des pot odds avec succès, il faut observer et pouvoir prédire le comportement des adversaires, ne pas être trop optimiste et se servir de son intuition. J’espère que l’explication a été assez claire… Bon courage et à bientôt!

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